L’école doit se construire sur la vie partagée et sur les réalisations propres

L’école doit se construire sur la vie partagée et sur les réalisations propres

L’éducation doit offrir une vie attrayante à l’enfant. Le réseau Bléyan est aujourd’hui très demandé.

Source : Factor.am

Dans un entretien accordé à Factor TV, Ashot Bléyan, fondateur et directeur du complexe éducatif « Mkhitar Sebastatsi », évoque les problèmes du système scolaire arménien. Selon lui, des centaines d’écoles dans le pays se retrouvent aujourd’hui sans directeur.

« On devrait chercher des directeurs d’école partout. Mais le plus inquiétant, c’est que ces structures ne parviennent pas elles-mêmes à former leurs propres directeurs », souligne-t-il.

Ashot Bléyan s’est également exprimé sur le programme gouvernemental largement promu « 300 écoles, 500 jardins d’enfants ». Selon lui, la construction de nouveaux bâtiments ne suffit pas à créer un véritable environnement éducatif.

« Même si l’on construit 300 écoles, cela ne signifie pas que l’on crée un milieu éducatif. Dans de nombreux cas, des dépenses aussi importantes ne sont pas justifiées. On peut construire beaucoup d’écoles, mais le nombre d’enfants, lui, n’augmentera pas », explique-t-il.

Le fondateur du complexe éducatif évoque également les défis auxquels l’école arménienne du XXIᵉ siècle doit faire face.

« Les écoles ne doivent pas ressembler à des lieux fermés par des barreaux, et le “parasitisme” ne doit pas être encouragé. L’école doit préparer les enfants à la vie », affirme-t-il.

Interrogé sur ce que l’école doit transmettre aujourd’hui, Ashot Bléyan estime que les méthodes traditionnelles basées sur les tests et l’apprentissage par cœur sont dépassées.

« Les tests et le bachotage n’ont pas d’avenir. L’intelligence artificielle peut déjà accomplir beaucoup de choses. Ce qui manque à nos écoles, c’est avant tout l’humanisme », conclut-il.

Anna Babajanyan

Les détails sont présentés dans la vidéo.


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